J’aime Bragelonne !
Ouais je n’ai pas honte de le dire. J’aime cette maison. J’aime leur production depuis le début. J’aime leurs choix. J’aime leur façon de concevoir l’édition, leur politique éditorial, les gens qui y bossent. J’aime leurs bouquins et leurs maquettes. J’aime la manière dont ils communiquent sur leur métier, sur leur passion, sur la fantasy. J’aime la façon dont ils ont évolué. J’aime le fait de me reconnaître dans ces mecs là. De me dire qu’à mon échelle je suis comme eux. Que je viens du même monde. J’aime cette parenté. Je crois que je me suis rendu compte à quel point c’était important de se sentir intégré à un groupe humain. De se sentir partager des valeurs avec quelques uns, et ce malgré tout ce que je peux dire et penser à propos de la nécessité d’être tout seul, sans attaches familiales ou dogmatiques. L’importance de ne pas céder son identité (j’ai presque envie de dire identité culturelle. Presque), de ne pas abandonner ce qu’on est. Le monde entier peut bien aller se faire foutre. Je suis un geek. Je lis de la fantasy et de la SF. J’aime la Bande Dessinée, les Comics et les Manga. Je joue aux jeux de rôles. Je joue aux jeux vidéos. Je regarde Nolife. Je lis des polars. Je lis. J’écris parfois. J’aime les histoires. Et je vous emmerde.
J’ai eu la chance hier de visiter leurs locaux (j’aime mon boulot et je ne le dis pas assez). J’ai dû réfréner mes ardeurs de groupie. Sans déconner voilà à quoi devrait ressembler tout boulot qui se respecte (ouais pas sûr de la formule là …). Ils répondent à tes questions même les plus cons. Ils s’intéressent à ce que tu fais, te proposent un milliard de trucs, te motivent sans le savoir, te font espérer sur tout un tas de trucs démentiels. C’est terrible mais ces cons là m’ont redonné envie de bosser de ce côté de la barrière. Je sais bien que ce n’est pas rose et que la pression du marché et blablabla et blablabla. Mais putain qu’est-ce que tu dois te dire quand ton boulot, tous les jours, c’est de publier les trucs que t’aime, pour les faire découvrir aux gens, sans les enculer. C’est énorme. Bon je vais calmer.